Afin de mettre en œuvre la loi n° 2016-1048 du 1er août 2016 rénovant les modalités d’inscription sur les listes électorales qui réforme intégralement les modalités de gestion des listes électorales et crée le répertoire électoral unique (REU), la circulaire du 21 novembre 2018 abroge et remplace la circulaire ministérielle du 25 juillet 2013 relative à la révision et à la tenue des listes électorales et des listes électorales complémentaires ainsi que celle du 14 février 2012 relatives aux échanges d’informations entre les mairies et l’Insee pour le contrôle des inscriptions sur les listes électorales.

L’ensemble de ces nouvelles dispositions, qui entreront en vigueur le 1er janvier 2019, ont principalement pour objet  de faciliter l’inscription des citoyens sur les listes électorales. Il sera désormais possible :

-de s’inscrire jusqu’au sixième vendredi précédant le jour du scrutin (transitoirement en 2019 jusqu’au dernier jour du deuxième mois précédant le scrutin) ;

-d’inscrire  les jeunes de moins de 26 ans sur la liste électorale de la commune où résident leurs parents ainsi qu’aux personnes ayant la qualité de gérant ou d’associé majoritaire ou unique d’une société inscrite au rôle de la commune depuis au moins deux ans.

Cette réforme met fin au principe de révision annuelle des listes électorales. Les listes électorales, établies par commune et non plus par bureau de vote, seront dorénavant permanentes et extraites du REU qui les centralisera et en améliorera la fiabilité.

De ce fait, le rôle de chaque acteur évolue considérablement. Désormais, l’Insee procédera d’office à plusieurs inscriptions et radiations, notamment pour les jeunes majeurs, les personnes naturalisées, les électeurs décédés, les électeurs ayant demandé à s’inscrire dans une autre commune, et les personnes privées du droit de vote.

Les maires se verront transférer, en lieu et place des commissions administratives, supprimées, la compétence pour statuer sur les demandes d’inscription et sur les radiations des électeurs. Un contrôle a posteriori sera opéré par des commissions de contrôle nommées par le représentant de l’Etat dans le département.