La laïcité occupe une place importante dans les politiques « enfance » et « jeunesse », où elle intervient dans différents champs tels que dans les cadres scolaire et périscolaire.
La neutralité du service public de l’éducation s’applique d’abord à l’institution scolaire elle-même. Les bâtiments et locaux scolaires publics doivent être exempts de toute empreinte religieuse, et il est interdit de prêter ou d’affecter les locaux d’une école publique pour l’exercice d’un culte.
Pour autant, la laïcité scolaire n’implique pas d’ignorer le fait religieux, dont l’enseignement est inscrit dans le socle commun de connaissances et figure dans les programmes de plusieurs disciplines : en histoire-géographie (étude de la naissance des monothéismes par exemple), en français (étude de récits fondateurs) ou en philosophie.
Tous les agents publics des écoles, qu’ils relèvent de l’Éducation nationale (enseignants) ou des collectivités (Atsem, agents d’entretien et de restauration), doivent respecter une obligation de stricte neutralité. Par conséquent, ils ne peuvent pas manifester leurs convictions religieuses, politiques ou philosophiques par des signes, des tenues, des paroles ou des attitudes. En revanche les parents d’élèves en tant qu’usagers du service public ne sont pas soumis à l’exigence de neutralité religieuse, comme le rappelle le Ministère de l’Education nationale.
Concernant plus particulièrement la petite enfance, le personnel des crèches publiques (municipales ou départementales) est soumis à l’obligation de neutralité, de même que les assistantes maternelles employées directement par les collectivités. Les relais petite enfance, souvent gérés par les communes ou les intercommunalités, sont des services publics, mais les assistantes maternelles privées qui s’y rendent pour des temps collectifs ont le statut d’usagères du service. À ce titre, elles ne sont pas tenues à la neutralité au sein des locaux.
M.C.